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Les chambres de bonne sont-elles aujourd’hui un bon investissement locatif ?

La rentabilité d’un bien est en principe d’autant plus forte si sa surface est petite. La chambre de bonne, ou encore appelée studette, est donc à priori un investissement intelligent.

Présentes essentiellement dans les grandes villes, les chambres de bonnes ont longtemps été considérées comme un investissement sûr, elles sont aujourd’hui plus que jamais régulées tant le cadre juridique devient complexe et contraignant.

En effet, depuis 2002, elles doivent respecter une surface minimum de 9m2 au sol ou 20m3 de surface totale. Il faut également prévoir d’effectuer un certain nombre de travaux.

Situées dans les combles et longtemps délaissées par leurs propriétaires, elles requièrent souvent des travaux de remise en état et d’habitabilité. Elles doivent obligatoirement disposer de l’eau courante et de tout le matériel nécessaire pour installer une plaque de cuisson.

Le prix à l’achat à Paris s’est littéralement envolé au cours des 20 dernières années (une augmentation de 86% des prix des chambres de bonne). Les prix d’un 10m2 peuvent aller de 50.000€ à 130.000€.

Comme si cela n’était pas encore suffisant, l’encadrement des loyers est venu mettre sa pierre à l’édifice et a sérieusement mis à mal la rentabilité des chambres de bonnes, les loyers sont plafonnés sur la base des loyers de référence fixés par décret, la studette est aujourd’hui difficile pour un propriétaire de rentabiliser son investissement.

De plus, « la taxe Apparu » est venue alourdir la fiscalité sur les petites surfaces prévoyant, depuis le 1er janvier 2012 de taxer tous les loyers juger excessifs de tous les logements d’une surface inférieure à 14m2. En 2017, le seuil à ne pas dépasser est fixée à 41,64/m2/mois, hors charges. Au-delà dudit seuil, le propriétaire se voit surtaxé de 10 à 40%, selon l’écart constaté entre loyer mensuel appliqué et les différents seuils de référence.

Un point positif toutefois, dans le but de lutter contre la pénurie de logement la Mairie de Paris depuis novembre 2016 à élargi le dispositif de Multiloc aux chambres de bonne. Des subventions sont ainsi octroyées aux propriétaires qui regrouperaient en un seul lot des chambres de bonne qui seraient adjacentes, ces aides peuvent atteindre jusqu’à 21.000€.

Toutes ces raisons nous poussent à penser que la question de la rentabilité des studettes n’est plus aussi évidente qu’elle ne pouvait l’être autrefois.

 

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